De l'ensevelissement des morts
De l'ensevelissement des morts
Directoire pour le culte public de l’Assemblée de Westminster (1645), avec audio et PDF gratuit : guide complet pour le culte public réformé
LORSQU'une personne quitte cette vie, que le corps, le jour de l'ensevelissement, soit décemment accompagné depuis la maison jusqu'au lieu désigné pour l'inhumation publique, et y soit aussitôt enterré, sans aucune cérémonie.
Et parce que la coutume de s'agenouiller et de prier près du corps ou en sa direction, et d'autres usages semblables, dans le lieu où il repose avant d'être porté en terre, sont superstitieux ; et parce qu'on a grossièrement abusé de la prière, de la lecture et du chant, tant en se rendant à la tombe qu'auprès d'elle, lesquels ne sont d'aucune manière bénéfiques pour les morts, et se sont révélés à bien des égards préjudiciables pour les vivants ; c'est pourquoi laissons de côté toutes ces choses.
Toutefois, nous jugeons fort convenable que les amis chrétiens qui accompagnent le corps au lieu désigné pour l'inhumation publique s'adonnent à des méditations et des entretiens appropriés à l'occasion, et que le ministre, comme en d'autres occasions, en ce moment également, s'il est présent, leur rappelle leur devoir.
Que cela ne s'étende pas à refuser aucun respect ou déférence civile lors de l'enterrement, convenable au rang et à la condition qu'avait le défunt de son vivant.